Poèmes

Booz endormi

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No Prescription Clonazepam Booz s’était couché de fatigue accablé ; 

Il avait tout le jour travaillé dans son aire ;

Order Tramadol Online Cod Puis avait fait son lit à sa place ordinaire ;

https://apsonlineacademy.org/best-toys/ Booz dormait auprès des boisseaux pleins de blé.

https://medical-royal.com/smart-ablation/  Ce vieillard possédait des champs de blés et d’orge ;

Il était, quoique riche, à la justice enclin ;

Buy Clonazepam Usa Il n’avait pas de fange en l’eau de son moulin ;

Il n’avait pas d’enfer dans le feu de sa forge.

 Sa barbe était d’argent comme un ruisseau d’avril.

https://citydebate.com/eventsandmeetings/2018-04-16?ical=1 Sa gerbe n’était point avare ni haineuse ;

https://pentadassoc.com/williams-davis-boilers/ Quand il voyait passer quelque pauvre glaneuse :

– « Laissez tomber exprès des épis », disait-il.

 Cet homme marchait pur loin des sentiers obliques,

https://starpharmaceuticals.net/lwcnqbdo Vêtu de probité candide et de lin blanc ;

Order Tramadol Online Without A Prescription Et, toujours du côté des pauvres ruisselant,

https://arjunbasu.com/archives/t-5381 Ses sacs de grains semblaient des fontaines publiques.

https://arjunbasu.com/archives/t-5679  Booz était bon maître et fidèle parent ;

https://spinwheelsresults.org/d9x6ff2y8 Il était généreux, quoiqu’il fût économe ;

Les femmes regardaient Booz plus qu’un jeune homme,

https://jakemorley.co.uk/matara-centre-wedding/ Car le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand.

https://castrillotejeriego.com/?p3p=0b6b22avbp  Le vieillard, qui revient vers la source première,

https://momentumptmt.com/about/ Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;

https://pindercooling.com/ubcfky6t9 Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,

Buy Klonopin Without A Prescription Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière.

Buy Clonazepam Online Overnight  Donc, Booz dans la nuit dormait parmi les siens ;

Près des meules, qu’on eût prises pour des décombres,

Online Tramadol Without Prescription Les moissonneurs couchés faisaient des groupes sombres ;

Et ceci se passait dans des temps très anciens.

https://pentadassoc.com/news-events/  Les tribus d’Israël avaient pour chef un juge ;

Order Cheap Tramadol Online La terre, où l’homme errait sous la tente, inquiet

Des empreintes de pieds de géants qu’il voyait,

Etait mouillée encore et molle du déluge.

 Comme dormait Jacob, comme dormait Judith,

Booz, les yeux fermés, gisait sous la feuillée ;

Or, la porte du ciel s’étant entre-bâillée

Buy Clonazepam Usa Au-dessus de sa tête, un songe en descendit.

https://jakemorley.co.uk/albums/  Et ce songe était tel, que Booz vit un chêne

https://mrwhiteman.com/producto/birth-2/ Qui, sorti de son ventre, allait jusqu’au ciel bleu ;

http://citydebate.com/2025/08/17/490gq18ywwq Une race y montait comme une longue chaîne ;

Order Cheap Tramadol Online Un roi chantait en bas, en haut mourait un dieu.

 Et Booz murmurait avec la voix de l’âme :

  » Comment se pourrait-il que de moi ceci vînt ?

Le chiffre de mes ans a passé quatre-vingt,

Et je n’ai pas de fils, et je n’ai plus de femme.

  Voilà longtemps que celle avec qui j’ai dormi,

O Seigneur ! a quitté ma couche pour la vôtre ;

Et nous sommes encor tout mêlés l’un à l’autre,

Elle à demi vivante et moi mort à demi.

  Une race naîtrait de moi ! Comment le croire ?

Comment se pourrait-il que j’eusse des enfants ?

Quand on est jeune, on a des matins triomphants ;

Le jour sort de la nuit comme d’une victoire ;

 Mais vieux, on tremble ainsi qu’à l’hiver le bouleau ;

Je suis veuf, je suis seul, et sur moi le soir tombe,

Et je courbe, ô mon Dieu ! mon âme vers la tombe,

Comme un bœuf ayant soif penche son front vers l’eau. »

 Ainsi parlait Booz dans le rêve et l’extase,

Tournant vers Dieu ses yeux par le sommeil noyés ;

Le cèdre ne sent pas une rose à sa base,

Et lui ne sentait pas une femme à ses pieds.

 Pendant qu’il sommeillait, Ruth, une moabite,

S’était couchée aux pieds de Booz, le sein nu,

Espérant on ne sait quel rayon inconnu,

Quand viendrait du réveil la lumière subite.

 Booz ne savait point qu’une femme était là,

Et Ruth ne savait point ce que Dieu voulait d’elle.

Un frais parfum sortait des touffes d’asphodèle ;

Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.

 L’ombre était nuptiale, auguste et solennelle ;

Les anges y volaient sans doute obscurément,

Car on voyait passer dans la nuit, par moment,

Quelque chose de bleu qui paraissait une aile.

 La respiration de Booz qui dormait

Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.

On était dans le mois où la nature est douce,

Les collines ayant des lys sur leur sommet.

 Ruth songeait et Booz dormait ; l’herbe était noire ;

Les grelots des troupeaux palpitaient vaguement ;

Une immense bonté tombait du firmament ;

C’était l’heure tranquille où les lions vont boire.

 Tout reposait dans Ur et dans Jérimadeth ;

Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ;

Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l’ombre

Brillait à l’occident, et Ruth se demandait, 

Immobile, ouvrant l’oeil à moitié sous ses voiles.

 Quel dieu, quel moissonneur de l’éternel été,

Avait, en s’en allant, négligemment jeté

Cette faucille d’or dans le champ des étoiles.

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