Eliézer de Damas

Eliézer de Damas

Eliézer = Dieu a secouru

Lecture : Genèse 15.1- 6

Après ces événements, la parole de l’Éternel fut adressée à Abram dans une vision, et il dit : Abram, ne crains point ; je suis ton bouclier, et ta récompense sera très grande.

Abram répondit : Seigneur Éternel, que me donneras-tu ? Je m’en vais sans enfants ; et l’héritier de ma maison, c’est Éliézer de Damas. 

Et Abram dit : Voici, tu ne m’as pas donné de postérité, et celui qui est né dans ma maison sera mon héritier. 

Alors la parole de l’Éternel lui fut adressée ainsi : Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais c’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. 

Et après l’avoir conduit dehors, il dit : Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter.

Et il lui dit : Telle sera ta postérité. Abram eut confiance en l’Éternel, qui le lui imputa à justice.

Si cet homme, Eliézer de Damas n’est mentionné explicitement qu’une seule fois dans la Bible, (dans le passage que nous venons de lire), certains exégètes pensent qu’on peut deviner sa présence dans trois autres textes.

– La libération de Loth, Genèse 14.14-16

– Le sacrifice d’Isaac, Genèse 22.1-5

– Le choix de d’une épouse pour Isaac, Genèse 24.1-6


Tout d’abord, essayons de cerner ce personnage dont le nom signifie « Dieu a secouru ».

En route vers l’inconnu.

Quand Dieu demanda à Abram de quitter son pays pour une terre inconnue, celui-ci se mit en route avec non seulement sa femme et son neveu, mais aussi avec ses serviteurs. Très certainement, Eliézer qui est considéré plus loin comme étant le plus ancien de ses serviteurs était lui aussi du voyage.
L’auteur de la lettre aux hébreux écrit «qu’Abraham parti sans savoir où il allait.» Quand on est dans une telle situation, j’imagine qu’on ne peut pas imposer aux autres de nous suivre et s’ils le font, c’est de leur plein gré. Eliézer savait donc que cette aventure vers l’inconnu était liée à la promesse d’une descendance pour Abram.

Héritier provisoire

Les années passent et si les promesses de bénédictions, de richesse, de territoire se concrétisent peu à peu, la promesse principale n’est pas au rendez-vous. En désespoir de cause, Abraham (changement de nom), désigne Eliézer comme son héritier. Mais cet héritage ne lui reviendra que si Abraham meurt sans laisser un héritier. Quelle a été la réaction d’Eliézer quand cette promesse s’est accomplie ? Cela signifiait pour lui qu’il n’était plus l’héritier, mais qu’il restait serviteur ! Je dois m’arrêter une minute pour me demander comment j’aurais, moi, réagi si j’avais été à sa place. T’es-tu posé la question ? Je crois que ce serviteur avait embrasser la foi de son maître. Avec lui, il avait cru dès le début à toutes les promesses de Dieu et la naissance d’un fils légitime faisait partie de ces promesses. C’était du surnaturel naturel !

Toujours au service

Nulle part, il n’est parlé de frustration au sujet d’Eliézer, mais que bien au contraire, il continua à être ce serviteur, cet intendant fidèle, celui sur qui son maître pouvait compter. Il est resté un homme à qui on pouvait faire confiance. Il était peut-être un des deux serviteurs qui accompagnaient Abraham sur le mont Morija ? A la place d’Abraham, je n’aurais pas choisi quelqu’un d’autre qu’Eliézer pour m’accompagner sur ce chemin d’obéissance. Plus tard, Isaac devenu homme, c’est à ce plus ancien serviteur, à celui qui avait la confiance de son maître que revint la responsabilité d’aller chercher l’épouse de l’héritier.

Eliézer est pour moi un exemple de fidélité du début à la fin, il est celui qui s’est approprié les promesses faites à Abraham, il est celui qui s’est nourri de la foi de son maître, il est celui qui a su garder sa place et n’a pas revendiquer celle qui ne lui appartenait pas.

Eliézer, merci pour qui tu es.
Henry Bouchaut

4 réflexions sur “Eliézer de Damas

  • septembre 30, 2022 à 03:22
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    Merci pour ce serviteur remarquable, Eliezer était de la maisonnée, il est un homme de confiance, obéissant et homme de foi. Il connaissait bien le Dieu de son seigneur Abraham. Sa prière en est une preuve tangible.
    La bible nous dit au verset 15 :
    – qu’il n’avait pas fini de parler que sortit Rébecca avec sa cruche sur l’épaule.
    Sa prière est efficace et donc exaucée.
    C’est un excellent exemple pour moi de la manière dont il faut prier en recherchant l’intérêt de l’autre, en faveur de l’autre et avec foi.
    Merci beaucoup Henri.
    Dieu te bénisse.

  • septembre 25, 2022 à 14:33
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    C’est vrai et j’apprécie que tu nous l’aies « mis en avant » !
    A chaque lecture de ce passage, je m’interrogeais sur ce serviteur « de 1ère classe » d’une valeur insoupçonnée qui l’a carrément transformé EN FILS ! N’est-ce pas également ce que Jésus a fait de nous sans aucune « réserve » ET, quelque soit le nombre de « fils engendrés » par Jésus pour Son Père ! Puissé-je être aussi fidèle que cet Eliézer presque oublié par nous mais assurément pas oublié de Dieu !!!

  • septembre 25, 2022 à 13:49
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    Coucou salut , vos publications et commentaires semblent toujours encourageants et charmants. Et aussi merci d’avoir accepté mon invitation je suis ravie…amen

  • septembre 25, 2022 à 10:03
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    Magnifique !!!

    Cela m’as donné envie de marcher avec Eliézer cette semaine et de continuer à l’observer.

    Voilà encore un héros de l’ombre, héro qui passe sous les radars de l’histoire et se trouve pourtant en plein dans la mire divine. Merci Henry, tu as un don pour les déterrer de la mer de l’oubli et faire en sorte que nous nous y attachions.

    Bon dimanche 🙂

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